Endocardite à staphylocoque doré multirésistant – Obligation de l’ONIAM
Endocardite infectieuse à staphylocoque multirésistant
Au décours d'une intervention chirurgicale, un patient a présenté une infection urinaire par un staphylocoque doré multiresistant, germe qui a par la suite provoque une endocardite à l'origine d'accidents vasculaires dont l'intéressé conserve des séquelles neurologiques.
La CRCI estime que le dommage doit être indemnisé par l'ONIAM.
Le patient refuse l'offre de l'ONIAM comme étant insuffisante.
Le juge des référés saisi par le patient a retenu, à la charge du centre hospitalier qui a appelé en la cause l'ONIAM, une obligation non sérieusement contestable d'indemniser le patient et a admis le versement d'une provision par le centre hospitalier.
Le Conseil d'Etat estime que l'obligation de réparer un dommage remplissant les conditions définies a l'article L. 1142-1-1 du code de la sante publique constitue pour l'ONIAM une obligation non sérieusement contestable de nature a justifier la mise à sa charge d'une provision par le juge des référés, sans que puissent y faire obstacle les fautes qui seraient imputables a l'établissement de santé ; que l'office peut, en revanche, obtenir a son tour de l'établissement, y compris dans le cadre de l'instance en référé relative a la réparation du dommage, le versement d'une provision au titre de l'action récursoire prevue au deuxième alinéa de l'article L. 1142-21 du même code, couvrant tout ou partie de la provision devant être mise à sa propre charge, à condition que l'obligation de l'établissement à l'indemniser sur ce fondement ne soit elle-même pas sérieusement contestable.
Conseil d'Etat, 21 mars 2011